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Entre chien et loup
Elles sont encore passées en escadrons serrés, les grues cendrées, parfois confondues aux oies sauvages, en tout cas, architectes de V graphiques fascinants, signes avant-coureurs du printemps. Ce sont aussi elles qui furent les sentinelles du dernier lever de jour de ma mère, ou de sa première nuit immortelle. Et la fulgurance qui me déchire ce matin – faisant écho aux mots et à la lancinance du romancier poète Antoine Wauters – , c’est qu’ il y a des manques dont on ne gué
Marie-Anne Lorgé
il y a 51 minutes


Sous les papiers
Suis revenue sur le lieu. Un lieu-dit… devenu une maison, où ont grandi 5 générations d’une famille, de quoi transformer les murs en une mémoire, comme s’il s’agissait d’un personnage, hanté par des non-dits. La maison de famille, c’est la mienne, et j’y suis donc revenue pour l’anniversaire du décès de maman. La question de la maison et des non-dits m’obsèdent, c’est pourquoi je tricote dans ce texte de curieux élastiques entre l’auteur (belge) Antoine Wauters , le réalisate
Marie-Anne Lorgé
27 janv.


Intranquillité
Avant-hier, j’ai entendu les «kroos» d’un premier peloton de grues cendrées… et appris que le mimosa était déjà en fleurs. Une précocité qui suscite un ressenti mitigé, une bouffée d’optimisme mâtinée d’une dose d’inquiétude, dopée par le possible sursaut d’un froid polaire. Tous/toutes, nous sommes ainsi faits, entre deux chaises, comme des héros intranquilles du quotidien. Ah, l’intranquillité ! Un mot que je trouve joli, alors même qu’il colle à la paranoïa du monde co
Marie-Anne Lorgé
18 janv.


Floconneux
Si je vous en parle, de la neige, c’est parce qu’elle risque de disparaître comme elle est venue, et parce que, vivant entre champ et forêt, hormis le cortège des tracteurs, il n’y a que mes traces de pas dans la poudreuse, mes noires empreintes dans ce blanc qui, tout éphémère qu’il soit – et sans doute parce qu’il est précisément éphémère – , offre le spectacle d’un magique coup de gomme, plus rien de boueux, ni de houleux. Une sensation d’éternité, et puis, le silence. Et
Marie-Anne Lorgé
8 janv.
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