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Histoires partagées
Alors que j’observais les premiers émois du magnolia de mon voisin, j’ai capté cette phrase amère: «Pendant que la planète s’embrase partout, le quidam se met la tête dans le sable», entendez par là qu’il se borne à parader en cortèges carnavalesques – toujours nombreux un peu partout, tout comme les grands bûchers censés chasser l’hiver. Eh quoi? C’est tout de même faire injure à la liesse populaire que le folklore peut générer. Certes, j’avoue craindre les bains de confett
Marie-Anne Lorgé
il y a 8 minutes


Portrait de mars
L’hiver sur le bûcher: de grands feux se sont embrasés et s’embrasent encore, ci et là. Et ça marche. Ça sent le printemps… qui niche en mars, et on y est. Les jonquilles sauvages transforment nos sous-bois et jardins en petits poèmes jaunes. Des chatons cotonneux, duveteux, ourlent les saules et autres buissons. Des sucreries se glissent dans le vinaigre des voix , des chansons se hasardent aussi gaies que des sous que l’on remue … Parce que, oui, l’art fait partie des rési
Marie-Anne Lorgé
3 mars


Juste ralentir
Avec son gris têtu, février a l’allure d’un ciel inconsolable – une eau de là-haut où les nuits sont si longues, mais où le temps n’oublie rien (à toi, ma soeur, mon âme sœur, quelque part dans l’eau de l’au-delà…). Le gris est donc têtu. Mais dans ce ciel si bas –- à tel point, selon Brel, qu’un canal s’y perd –, en quelques clochettes blanches muettes, les perce-neige font de la résistance. Et elles ne sont pas les seules, puisque ce qui nous change la vie dans ce post, c’
Marie-Anne Lorgé
17 févr.


Entre chien et loup
Elles sont encore passées en escadrons serrés, les grues cendrées, parfois confondues aux oies sauvages, en tout cas, architectes de V graphiques fascinants, signes avant-coureurs du printemps. Ce sont aussi elles qui furent les sentinelles du dernier lever de jour de ma mère, ou de sa première nuit immortelle. Et la fulgurance qui me déchire ce matin – faisant écho aux mots et à la lancinance du romancier poète Antoine Wauters – , c’est qu’ il y a des manques dont on ne gué
Marie-Anne Lorgé
4 févr.
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