top of page


Leçon de choses
Suis de retour d’un moment divin, passé dans le plus petit village du Luxembourg, Rindschleiden (commune de Groussbus-Wal), une carte postale qui affole les fous de nature, de patrimoine et de vie-lâcher prise cultivée entre un bistrot, un presbytère, une église – un petit bijou d’atmosphère que cette église de St-Willibrord fondée au Xe siècle, reconstruite au XVIe siècle, avec fresques médiévales couvrant 170 m2, ouverte tous les jours jusque 19.00h – et une ferme, lieu du
Marie-Anne Lorgé
il y a 11 heures


Sur le vif
Tout va bien dans le plus désastreux des mondes, les vaches sont de retour dans les prés, où les pissenlits se mangent par la racine. En tout cas, du jaune dans la chlorophylle , c’est ça le décor d’avril, où il est de bon ton de ne pas se découvrir d’un fil, ce qui a par ailleurs inspiré le poète T.S. Eliot ( Nobel de littérature en 1948) de le traiter de mois cruel parce qu’il engendre des lilas qui jaillissent de la terre morte. Toujours est-il que c’est le moment du remue
Marie-Anne Lorgé
18 avr.


C'est le merle qui le dit
Les cloches, poules et autres lapins de Pâques ont donc pondu leur chocolat… Les prunelliers et les cerisiers sont en fleurs, des cerisiers à fleurs blanches en l’occurrence, et le merle noir à bec jaune s’ébroue dans le plumetis: arrêt sur image magique. Surtout ne pas bouger, juste envie de communier avec ce moment intense qui t’emporte comme en une sorte d’état d’ivresse… Je m’ébroue avec le merle, jette un oeil sur le jour, mon café noir en a profité pour refroidir. Pas g
Marie-Anne Lorgé
8 avr.


A l’heure des jacinthes
Mon père adorait les jacinthes… Il ajoutait, sans transition aucune, que si les oiseaux volaient sur le dos, ce serait pour ne pas voir le chaos. Sinon… Il a fait un vent à affoler les cerfs-volants. Aussi les nuages, éternels migrants (d’ailleurs célébrés ce 28 mars, je l’ai appris en sirotant mon café matinal et j’ai passé des heures les yeux levés au ciel, un torticolis de toute beauté). A part ça, c’en est fini des carnavals, les visages de carton sont remisés mais pas l
Marie-Anne Lorgé
30 mars


Ecrire, hurler sans bruit
En plein bouchon autoroutier, alors que mes essuie-glaces bataillent avec une timide giboulée (forcément de mars) et que ma radio régurgite les fractures du monde, j’entends Alice on the Roof dire, dans sa dernière chanson, que pour se sentir mieux, elle met un peu de sucre sur la douleur –une proposition plutôt séduisante à 15 jours d’une invasion de chocolat… pour cause d’œufs de Pâques, avec, en passant, une bascule à l’heure d’été. En tout cas, cette fois, ça y est, on es
Marie-Anne Lorgé
18 mars


Histoires partagées
Alors que j’observais les premiers émois du magnolia de mon voisin, j’ai capté cette phrase amère: «Pendant que la planète s’embrase partout, le quidam se met la tête dans le sable», entendez par là qu’il se borne à parader en cortèges carnavalesques – toujours nombreux un peu partout, tout comme les grands bûchers censés chasser l’hiver. Eh quoi? C’est tout de même faire injure à la liesse populaire que le folklore peut générer. Certes, j’avoue craindre les bains de confett
Marie-Anne Lorgé
11 mars


Portrait de mars
L’hiver sur le bûcher: de grands feux se sont embrasés et s’embrasent encore, ci et là. Et ça marche. Ça sent le printemps… qui niche en mars, et on y est. Les jonquilles sauvages transforment nos sous-bois et jardins en petits poèmes jaunes. Des chatons cotonneux, duveteux, ourlent les saules et autres buissons. Des sucreries se glissent dans le vinaigre des voix , des chansons se hasardent aussi gaies que des sous que l’on remue … Parce que, oui, l’art fait partie des rési
Marie-Anne Lorgé
3 mars


Juste ralentir
Avec son gris têtu, février a l’allure d’un ciel inconsolable – une eau de là-haut où les nuits sont si longues, mais où le temps n’oublie rien (à toi, ma soeur, mon âme sœur, quelque part dans l’eau de l’au-delà…). Le gris est donc têtu. Mais dans ce ciel si bas –- à tel point, selon Brel, qu’un canal s’y perd –, en quelques clochettes blanches muettes, les perce-neige font de la résistance. Et elles ne sont pas les seules, puisque ce qui nous change la vie dans ce post, c’
Marie-Anne Lorgé
17 févr.
bottom of page
